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A COTE D'IVOIRE

Le cadre humain de la Côte d'Ivoire

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Tâche de lumière déchirant le voile forestier du Sud, ombre sur les grands espaces nus du Nord, les villages de forêt et de savane de CÔTE D’IVOIRE s’opposent aussi bien par leur forme que par leur cadre. Mode de vie et agriculture liés l’un et l’autre à un milieu spécifique traduisent la nécessaire adaptation de l’homme à ce milieu et reflètent fidèlement la réponse que le paysan a donnée au problème de la maîtrise de ce milieu. A cette diversité des civilisations rurales correspond une diversité des genres de vie et originalités des habitudes alimentaires.

 

Aires agricoles de Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, comme dans la majeure partie du continent africain, l’alimentation traditionnelle est une alimentation simple dominée par un aliment de base constituant la quasi-totalité de la ration énergétique accompagné par une sauce qui apporte en plus des sels minéraux et des vitamines, les qualités gustatives.

Si l’alimentation fait appel à un nombre élevé de plantes (igname, riz, manioc, banane, taro, maïs, fonio…) pour ne citer que les plus importantes, il est possible de mettre grossièrement en opposition un type alimentaire de forêt où dominent racines et tubercules et un type alimentaire de savane basé sur les céréales. Cette répartition calquée en partie sur les zones climatiques, souffre en réalité de grandes exceptions. Ainsi, à l’Ouest du Bandama en pleine zone forestière, s’est installée et développée une véritable civilisation du riz, riz pluvial. Là, les rizières escaladent les pentes même très fortes, comme dans le massif de Man et contribue ainsi aux phénomènes de déforestation et d’érosion. A l’inverse, l’igname remonte très loin au Nord, principalement à l’Est du Bandama où les champs prennent curieusement une forme en éventail. D’aucuns avancent même que les meilleurs ignames seraient celles cultivées dans la région de Bondoukou.

Quoi qu’il en soit, il est possible de faire apparaître de grandes aires géo- agricoles traduisant une profonde uniformité régionale des régimes alimentaires.

 

Aliments de base

La distinction des paysages entre le Nord et le Sud est une réalité perceptible et particulièrement apparente de l’avion. En forêt l’univers clos s’entrouvre par endroit et laisse apercevoir parmi les troncs d’arbres couchés et à l’abri de quelques géants épargnés, les larges feuilles, vert tendre des bananiers plantains (Musa paradisiaca) plus rarement les taches arrondies, jointives et régulières des buts d’ignames (dioscoréa sp). En savane, au contraire, le parcellaire se dessine avec netteté : anciens champs abandonnés déjà repris par les herbes et les drageons noirs où transparait encore la trace des anciennes structures agraires ; zone en culture où comme une houle légère déferlent les billons ; flou vaporeux des champs de mil ou de fonio ; quadrillage des rizières de bas-fonds où miroite un mince film d’eau.

Ces paysages divers correspondent à des mises en valeur différentes. Les façons culturales ne sont pas semblables en forêt et en savane. Si au Nord comme au Sud, toute mise en culture est précédée par un défrichement, cette opération demande beaucoup plus de travail et de peine en forêt où il est nécessaire d’abattre les arbres avant de les faire brûler. En savane, un dégagement par la machette puis un nettoyage par le feu suffisent. Ainsi préparé, le champ pourra être semé ou planté après un labour à la daba.

 

Mais la vie agricole est rythmée par le balancement des saisons. Alors qu’au Sud, une pluviométrie régulière permet aux plantes de se développer tout au long de l’année ou presque, le cycle végétatif se réduit au fur et à mesure que l’on va vers le Nord. Ceci se traduit par un calendrier agricole plus serré et une menace de déficit de production si l’année est particulièrement sèche. Avec le Nord, apparaissent les greniers, les mauvaises récoltes, les soudures difficiles. Mais au Nord débutent également les formes élémentaires d’association élevage-agriculture autorisant culture attelée, fumure des champs et petite production laitière.

 

Au Nord la récolte faite en fin de saison culturale doit être conservée en greniers : greniers en terre, greniers en natte, greniers ronds ou cubiques, grenier perchés ou à peine dégagé du sol, greniers décorés tirant leur beauté de leur volume. Image immuable des villages du Nord où l’on compte autant de maisons que de greniers.

Au Sud, mis à part le riz, entreposé après la moisson sur un faut plafond de la case, la récolte se fait au fur et à mesure des besoins. Chaque soir au retour du champ, la femme apportera l’igname ou les bananes pour la préparation du repas.

 

Si les céréales, (sauf le riz) après avoir été moulues se préparent sous forme de bouillies, tubercules et bananes exigent une préparation beaucoup plus longue. Epluchées, coupées, celles-ci sont mises à bouillir puis pilées au mortier pour obtenir une pâte douce et collante appelée foutou présentée sous forme de pain, blanc s’il s’agit d’igname ou de manioc, jaune s’il s’agit de banane. Les populations lagunaires font avec le manioc une sorte de couscous appelé «attiéké». Assez fades dans l’ensemble, ces aliments de base servent de support au véritable plat cuisiné, la sauce riche en saveur et en valeur nutritive.

 

La sauce et les additifs

De consistance liquide, elle sert à «arroser» le met principal. Presque toujours, la boulette d’aliment sera trempée avant d’être portée à la bouche. Différents ingrédients interviennent  dans sa préparation.

En premier lieu, les légumes, tomate, gombo, piment, oignons sont cultivés dans le «jardin de case», potager, situé à proximité de la maison et souvent enclos afin d’éviter les déprédations des animaux domestiques, moutons, chèvres ou bovins. Cultivé par les femmes, le jardin de case recevra engrais ménager, cendre du foyer et parfois même de l’eau en saison sèche.

Certains additifs alimentaires sont parfois des produits de cueillette. A côté de la maniguette, épice des forêts dont on fait déjà commerce au XVIIIème siècle, les femmes ramènent des champs, racines, feuilles et fruits divers.

 

Au Nord c’est surtout de l’arbre que seront tirés parfums et condiments. Le Néré, grand arbre, facilement reconnaissable à son épais feuillage, d’un vert intense, portera après fructification, de longues gousses cueillies par les femmes. La graine écrasée, pilée, donnera une pâte brunâtre, le soumbara, au gout très fort mais très apprécié.

 

Le rôle de la sauce est également d’enrichir la nourriture en sel, en graisse et en protéine.

 

Les graisses

Au Sud, les graissent sont fournies par le palmier à huile, poussant spontanément en forêt. Les graines des régimes cuites puis écrasées donneront une huile rouge et odorante. Au Nord le karité, arbre de 12 à 15 mètre de haut, épargné dans les champs, protégé par la coutume et la réglementation forestière donne vers septembre, des fruits de la grosseur d’une noix. De ces fruits sera extrait le beurre de karité, pâte onctueuse, jaune, d’odeur âcre que l’on conserve en canaris.

Il convient d’ajouter également les sauces préparées à partir d’arachide et certaines graines de cucurbitacées.

 

Les protéines

Fournies par le poisson de mer ou de rivière et par la viande de chasse (antilope, phacochère…) ou de piégeage (Aulacode appelé vulgairement agouti) les protéines animal, ne constituent pas, à proprement parler, un plat. Il s’agit plutôt d’un condiment qui «donne goût» à la sauce. C’est pourquoi, poisson ou viande seront fumés ou séchés et accommodés en très petits dés.

 

Si la chasse reste peu développée et le fait d’actions individuelles ou collectives aléatoires, la pêche est au contraire bien organisée et constitue une activité professionnelle pratiquée souvent à plein temps.

Le milieu le plus hostile, est le domaine marin où ne s’aventurent que les grosses pirogues de pêche des Fanti et des Ewe, armées de grands filets tournants modernes. La pêche à la senne de plage permet, à moindres risques, des prises moins abondantes.

 

Le produit de toutes ces pêches artisanales, lorsqu’il dépasse la capacité d’absorption locale, est transformé par fumage ou séchage et commercialisé sur les marchés parfois très éloignés des plans d’eau où il vient s’ajouter aux quantités importantes de poisson fumé importé du Mali.

 

Les fruits

Ananas sauvage à la chair blanche et au goût savoureux, petites prunes acides (Spondia monbin) au parfum capiteux, mangues cueillies sur l’arbre de la cour, complètent la ration alimentaire par apport de sucre et de vitamines.

 

Enfin, le cola, fruit du colatier (Cola nitida), arbuste de forêt, auquel on attache des vertus particulières, a surtout une valeur rituelle. Consommée dans les régions Nord, le cola entretient un commerce actif entre le Sud forestier et la savane.

 

Les boissons

Bien que le repas s’accompagne d’eau, la Côte d’Ivoire possède des boissons régionales. En dehors des repas, les communautés familiales participent à des libations dont la signification est essentiellement sociologique. Le Sud tire sa boisson des palmiers. Le vin de palme «bangui» est extrait du bourgeon terminal du palmier à huile ou des raphias; les populations du Centre utilisent le rônier (Borassus aethiopum). Néanmoins, si tous ces arbres sont saignés à mort, les techniques de prélèvement sont différentes : alors qu’on abat palmier à huile et raphia, le rônier est saigné sur pied, ce qui oblige l’homme à grimper au sommet de l’arbre. Le bourgeon est entaillé d’un coup de lame. La plaie régulièrement rafraichie laisse peler la sève qui est recueillie dans un canari. Au Nord, la boisson locale est le dolo, bière de mil, parfois pimentée.

 

Transformation des habitudes alimentaires

Pourtant ces dernières années ont vu de profondes modifications dans les habitudes alimentaires. Exode rural et entassement dans les grandes villes ont entraîné des difficultés dans l’approvisionnement des cités. La modestie des revenus des petits gens et des travailleurs des villes, conjuguées à l’éloignement de leur milieu d’origine a été cause de graves déséquilibres dans leur alimentation; le pain et la boîte de sardine forment trop souvent le menu du manœuvre. En campagne le développement des cultures spéculatives, la diminution des superficies consacrées aux plantes vivrières ainsi que l’accroissement du pouvoir d’achat provoquent une augmentation de la demande en riz.

Enfin, les classes moyennes désirent un repas plus complet et plus riche en viande. C’est pourquoi, un effort devra être fait dans les années à venir pour le développement du cheptel bovin. Des ranches ont été mis en place afin de créer en différents points du pays (Sipilou dans l’Ouest, Abokouamékro au Centre, Korhogo au Nord) des noyaux d’élevage susceptibles de résorber le déficit en viande de la Côte d’Ivoire et faire face à un véritable manque, consécutif à la sécheresse catastrophique en pays sahéliens, uniques fournisseurs de bovins à l’heure actuelle.

La végétation de la Côte d'Ivoire

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Du lourd manteau des forêts recouvrant d’un voile sombre le Sud du pays, au fin tissu jaunâtre, moucheté de noir et rayé de gris des savanes du Nord, la Côte d’Ivoire présente toute une gamme de paysages végétaux. Bien que la nature du sol, le relief et la topographie constituent des facteurs locaux de diversification, c’est surtout la latitude qui trace des limites entre ces différents paysages. Toutefois gardons nous d’imaginer une sorte de dégradé régulier qui nous ferait passer insensiblement de l’univers fermé de la forêt au monde ouvert des savanes. Une véritable frontière sépare au contraire, forêt et savane, deux mondes qui paraissent irréductiblement opposés.

   

     La forêt

De par sa position latitudinale et sa longue façade atlantique qui place une grande partie de l’année sous le trajet des masses d’air saturé d’humidité de la mousson, la Côte d’Ivoire est, au moins pour sa partie Sud, soumise à une ambiance climatique de type subéquatorial. Des températures à peu près constantes tout au long de l’année, de faibles écarts thermiques entre le jour et la nuit et entre le minima et le maxima absolu annuel, une hygrométrie très forte en permanente avec un maxima au cours de la nuit vers cinq heures le matin et un minima entre douze et quinze heures, et enfin des pluies abondantes et régulières, fond du Sud de la Côte d’Ivoire un milieu particulièrement favorable à l’exubérance de la vie végétale.

La forêt ivoirienne appartient à un ensemble beaucoup plus vaste couvrant à la fois le Libéria, la Côte d’Ivoire et l’Ouest du Ghana. Si ce n’est une légère indentation vers le Sud, appelée couramment «V Baoulé», cette forêt s’inscrit dans un vaste quadrilatère dont l’angle Nord-Ouest serait situé vers Biankouma et l’angle Nord- Est vers Bondoukou.

Etroitement liée au climat pluvieux, l’aire forestière ivoirienne remonte cependant largement au Nord et pénètre sur des territoires ne recevant pas plus de 1300 mm d’eau par an.

Si d’avion la forêt apparaît comme un moutonnement uniforme, une coupe le long d’une route fraîchement  ouverte laisse deviner une structure plus complexe. Jaillissant en fûts longs et droits, les géants de la forêt lance jusqu’à 50 mètres de hauteur leur panache léger évoquant du sol, un dessin de kaléidoscope. Leshouppiers en dôme ou aplatis, rarement jointifs ont souvent des branches disposées curieusement en étage superposés ou en tige d’ombrelle.

 

Un second étage d’arbres de 20 à 25 mètres, joue le rôle d’écran, de filtre par l’intermédiaire des frondaisons assurant une sorte de toit continu, emprisonnant ainsi sous un couvercle de feuilles, une atmosphère moite et une lumière pâle.

Sur un tapis moelleux de feuilles sèches, et bruissant du travail des termites gisent ça et là des branches mortes; de rare tiges herbacées, souvent épaisses et dures, et quelques petits arbustes attendant une trouée de lumière pour s’élancer vers les cimes, parsèment ce sous bois d’une grande propreté.

Et pourtant la vie s’accroche partout; en haut des troncs profitant d’une fourche ou d’un nœud plus marqué, Platycerium, fougère épiphyte, étale ses larges feuilles comme pour mieux recueillir eau et lumière distillées parcimonieusement ; passant de branches en branches, les lianes au bois noueux tendent des échelles entre les différentes strates et, surtout en haut, vers les sommets fouettés par les pluies, un tapis de mousse bleutée recouvre délicatement les fûts.

Les dénominations de «forêt sempervirente», «forêt toujours verte», «Evergreen forest» évoque un des traits dominants de cette formation végétale. Mais en réalité, seule la forêt hydrophile, comprise à l’intérieur d’une zone où la pluviométrie est au moins égale à 1700 mm, a réellement ce caractère. Exigeant des sols finement texturés et possédant un bon pouvoir de rétention en eau, cette formation se localise essentiellement dans le Sud- Est et le Sud- Ouest, sur schistes et roches vertes. Ce n’est qu’exceptionnellement, en période d’harmattan, lorsque les masses d’air sec envahissent le Sud et enveloppent Abidjan dans un nuage ouaté, que le feuillage s’appauvrit et prend une teinte grise. Au Nord de l’isohyète 1700 mm, la forêt mésophile tend à changer d’aspect d’une saison à l’autre et beaucoup d’arbres perdent leurs feuilles, en même temps durant la saison sèche. Liane et épiphytes se raréfient, alors que l’herbe se fait plus dense. Les fleurs comme celles du Tulipier du Gabon, Spathodea campanulata d’un beau rouge vif, sont plus nombreuses et ont des couleurs plus chaudes.

 

En montagne, dans la région de Man, l’impression de la forêt est accentuée. Au dessus de 1000 mètres, les peuplements se densifient en essences adaptées à l’altitude (prinari excelsa) et sur le mont Tonkui, la flore s’enrichit d’une fougère arborescente, Cyathea magnana.

En zone lagunaire, une formation spéciale assure le contact entre terre et eau. Paysage curieux que celui de la mangrove ; entremêlement de tiges et de branches, de matériel ligneux de toute direction ou l’homme circule à grand peine dans de véritables tunnels végétaux. C’est le monde des palétuviers ou une végétation originale peuple les surfaces vaseuses envahies périodiquement par les marées. Dans cet univers de boue, la plante a du «imaginer» des dispositifs spéciaux pour ne pas être asphyxiée, les pneumatophores. Avicenia nitida possède des centaines de tubes respiratoires fixés sur des racines, transformant son «sous bois» en piège à tigre. Rhizophora racemosa quant à lui, respire par des racines adventices, disposées en arcboutant et a adopté une reproduction originale pour lutter contre l’hostilité du milieu; la jeune plantule reste fixée à la branche- mère jusqu’à ce qu’elle ait développé ses propres moyens de suivie puis elle se décroche et se fiche en vase commune une flèche lestée.

Enfin sur le sable mordoré des plages infinies, les cocotiers inclinent langoureusement leur tête verte vers l’océan qui dispose à leur pied, un tapis d’écume.

 

La savane

Par opposition à la forêt, la savane est une formation végétale comportant une strate herbacée, de hauteur variable, d’où émergement, isolés ou en bosquets, des arbres et des arbustes. Sauf en de rares endroits (région de sipilou), la savane herbeuse n’existe pratiquement pas. Soumis régulièrement au passage des feux, le tapis herbacé est détruit et les strates arbustives et arborées sont blessées. Durant quelques jours, voir quelques semaines le sol est totalement dénudé.

Si ces quelques caractères peuvent définir toutes les formations végétales qui s’étendent au Nord de la forêt, l’avion fait apparaître pourtant deux grands domaines distincts s’opposant par la dispersion du couvert arboré.

 

Au Nord d’une ligne Biankouma- Katiola- Bondoukou arbres et arbustes, se disséminent assez régulièrement dans l’espace. Mise à part quelques boisements plus denses, quelques taches nues sur cuirasse, la répartition du matériel ligneux paraît homogène. On parlera alors de savane arbustive, de savane arborée ou de forêt claire selon que la densité des peuplements ligneux sera plus ou moins forte. Entre ces formations et la forêt, s’intercalent les savanes  pré forestières guinéennes qui s’enfoncent profondément au Sud, au niveau du V baoulé. Les galeries forestières comme un gigantesque filet emprisonnent des plages de savanes dont le tapis gri minéen souvent abondant est piqueté d’arbres et d’arbustes.

Pourtant au-delà de cette distinction, ce qui semble individualiser ces savanes, c’est la présence d’une essence arborée qui imprime au paysage, sa physionomie et le rend manifestement original.

La savane à rônier, Borassus flabellifer : son stipe noir doté d’un curieux renflement à son sommet se termine par un toupet de larges feuilles en éventail. Ses fruits en grappes, pendent le long du fût en une guirlande généreuse. (région de Toumodi)

La savane à Lophira lanceolata :sorte de flambeau avec de longues feuilles lisses, rubanées et terminées parfois par une pointe rose (région de Touba, nord du parc de la Marahoué).

La savane à Daniella Oliveri : très bel arbre à l’écorce épaisse, au tronc long et doit se ramifiant souvent en 3 branches principales jusqu’à rappeler un trépied renversé. Il est souvent associé à Afzelia africana (le lingué des bambaras) dont le fruit est une longue gousse à plusieurs logettes transversales.

La savane à Combretum sp. Les fruits à 4 ailes, appelés akens constituent un bon élément d’identification.

La savane à Gardénia sp.Petit arbuste de 1 à 3 mètres de hauteurson port, tourmenté, son écorce claire et lisse, ses multiples branchages évoquant des moignons, ses grosses fleurs blanches rappelant celle du frangipanier rendent cet arbuste facilement reconnaissable. Surtout présent dans la région de Nord, vers Ouangolodougou, Tingréla, il accompagne fréquemment les peuplements à épineux qui se multiplient dans cette région septentrionale et définissent la savane soudanaise.

 

A côté de ces fasciés naturels, l’homme a crée de véritables paysages nouveau ; la culture intensive avec pour corolaire la diminution du temps de jachère conduit à un appauvrissement des peuplements : le matériel ligneux est de plus en plus réduit et le tapis herbacé s’enrichi en imperata cylindrica graminée rhizomateuse envahissante ou pennisetum purpureum, herbe à éléphant (comme sur les pentes du massif de Man). Par ailleurs, la sélection et la protection dont bénéficient certains arbres utiles lors des défrichements culturaux aboutissent à la constitution de parcs généralement plurispécifiques avec notamment le karité (butyrospermum parkii), le néré (parkia biglobosa) et le faidherbia albida qui a l’avantage de se couvrir de feuilles en saison sèche.

 

Ainsi les hommes pourraient par leurs seules activités induire de véritables paysages. Mais que ce soit par sélection ou à la suite d’une lente modification, le résultat va toujours dans le sens d’une simplification de la formation antérieure. De là, à penser que la savane n’est qu’une dégradation forestière d’origine anthropique, il n’y avait qu’un pas.

 

Chaque année les savanes sont parcourues par des feux de brousse. Feux de nettoyage, feux de chasse, feux accidentels, feu de défrichement, le résultat est le même ; le tapis végétale est brûlé et les arbres bien qu’adapté au feu sont blessés. Quelques semaines après les feux, la savane  a pris une allure de pelouse tachée seulement par le jaune et le mauve de quelques fleurs. Et chaque année le même phénomène se reproduit, sans qu’apparemment rien ne change. Pourtant on a constaté que certains secteurs boisés, à la limite de la forêt-savane renfermaient des palmiers-rôniers, comme si la forêt avait progressé, avait absorbé un morceau de savane. En 1936, Aubreville, met en place, à kokondekro près de Bouaké, des parcelles expérimentales. Le but était de suivre l’évolution d’une savane boisée soumise à l’action des feux de brousse précoces (vers le 15 décembre- parcelle Y) tardif (vers la 15 mars-parcelle Z) et d’établir une comparaison avec une parcelle intégralement protégée (parcelle X). Au départ les 3 parcelles étaient aussi homogènes que possible et la partie haute jouxtait un noyau de forêt relativement dense. L’inventaire précis de ces parcelles pratiqué régulièrement  permet de tirer un certain nombre de conclusions :

-          la parcelle Y tend à «s’embuissonner» ; la partie haute, proche de la forêt est très boisée et on note la présence d’arbres de fort diamètres ;

-          la parcelle Z est très nettement dégradée. La composition floristique est modifiée et le nombre des espèces diminue. A la longue, on peut imaginer une suppression du matériel ligneux ;

-       la parcelle en défens X est reconstituée à partir des semenciers locaux. On peut supposer que sous ce couvert de nouvelles essences forestières pourront se développer si des graines portées par le vent parviennent jusqu’ici.

 

 

Les feux de brousse, dans la région de Bouaké au moins, auraient tendance à entraver la reforestation. Les feux tardifs surtout seraient néfastes et même dangereux puisqu’ils livrent les sols à une érosion intense en supprimant tout écran végétal lors des premières pluies de mars-avril. Ainsi, les feux stopperaient la reconquête forestière. Cette double hypothèse rendrait compte à la fois de cette curieuse limite forêt- savane et des îlots de savanes littorale qui pour des raisons mal élucidées ont été piégées à l’intérieur de la forêt lors de la dernière phase climatique humide quaternaire qui a vu la recolonisation de la Côte d’Ivoire par la forêt.

L'hydrographie de la Côte d'Ivoire

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Bien que le Sud du pays soit soumis à une ambiance climatique de type équatorial, la Côte d’Ivoire ne possède pas de ces fleuves puissants que l’on associe trop facilement au monde intertropical. De direction Nord-sud, les grands fleuves naissent en pays de climat soudanais où la saison de pluies ne dure que quelques mois en été. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent de l’océan atlantique, le milieu se fait humide, les pluies deviennent plus régulières et la saison sèche, même bien marquée est toujours entrecoupée d’averses. Toutefois, ces grands appareils hydrographiques ont la particularité d’avoir un bassin en forme d’arbre dont le tronc serait situé au Sud ; peu d’affluents viennent les recharger dans la dernière portion de leurs cours, ce qui n’autorise pas de gros débits aux embouchures.

Par contre, les pluies du sud alimentent les petits fleuves côtiers dont les bassins s’intercalent entre les appareils majeurs.de dimension réduite, établie sur les sols ayant un pouvoir de tampon limité, ces cours d’eau n’ont pas la régularité que l’on pourrait entendre d’eux et leur régime est calqué d’assez près sur le régime des pluies.

 

Toutefois, il convient de tenir compte de la nature des précipitations : une pluie continue de plusieurs heures, voir de plusieurs jours fréquents dans le sud sera bien plus efficace qu’une pluie d’orage violente mais courte, comme ces averses puissantes de début de saison de pluies dans le nord de la Côte d’Ivoire. En effet, les pluies trop violentes n’ont pas le temps d’imprégner le sol et un ruissellement intense suit immédiatement la pluie. L’érosion déclenchée entraine quantité de matériaux, colorant ainsi les eaux des rivières en jaune, parfois même en belge. C’est seulement lorsque la pluie est longue que le sol mouillée absorbe l’eau et emmagasine quelques réserves qui seront utiles à la végétation naturelle et favorables à une bonne récolte.

 

Au sud les problèmes sont un peu différents ; le manteau d’altérite souvent très épais, possède une bonne capacité de rétention. Les sols sur schistes, plus riches en argile, auront une plus grande capacité que les sols sur granites. Cela se traduira par un chevelu plus désorganisé et en toile d’araignée en pays granitique et le dégagement de longues vallées hiérarchisées en pays schisteux. Quoi qu’il en soit, ces sols perméables du sud se comportent généralement comme des sols imperméables, une fois saturés par les premières grosses pluies. Cas particulier, sur le croissant sédimentaire littoral, formé de sables tertiaires, l’eau s’infiltre et forme des nappes. Ce sont des nappes pompées, qui vont alimenter la ville d’Abidjan. Enfin, précisons que le ruissellement est maximum sur les inselbergs et que toute l’eau de pluie se retrouve au pied du dôme, nourrissant à son pourtour une végétation plus dense nettement visible en pays de savane.

L’évaporation doit jouer un rôle important mais il est très difficile de la quantifier. Il est indéniable que les petites pluies perdent encore de leur efficacité par suite de la reprise immédiate de l’eau par évaporation et ceci surtout dans la région du nord. En pays forestier, on a pu calculer que près de 20 % de l’eau de pluie était reprise par évaporation ; le couvert forestier constituant un écran à plusieurs niveaux, chaque feuille retient superficiellement un film d’eau. En pays de savane, la saison sèche, durant plusieurs mois, entretient une énorme évaporation, le desséchement extrême de l’atmosphère lors de l’installation de l’harmattan péjorant temporairement le processus. Ainsi, n’est pas étonnant, faute de précipitation et de conséquence de cette évaporation, de voir les petits cours d’eau du nord se tarir au fur et à mesure que s’avance la saison sèche. Rivières réduites à quelques flaques glauques, ou a un long berceau tapissé d’argile craquelée conservant malgré tout quelques traces de fraîcheur à l’ombre des forêts-galeries, mares épuisées, tel est le paysage hydrographique du nord durant les mois de janvier, février, mars et avril.

 

Pays de relief modeste, aux dénivellations atténuées, la Côte d’Ivoire, si l’on fait abstraction de quelques accidents très localisés, peut-être représentée comme une série de grands plateaux plus ou moins emboîtés descendant par pallier successifs vers l’océan. Aussi les fleuves n’auront-ils pas  de fortes pentes et leur vitesse d’écoulement sera-t-elle souvent faible. Parfois même, le ralentissement de l’eau divaguera en multiples chenaux isolant autant d’îles et étalant sa puissance au lieu de la concentrer. Préférant sauter d’un plan à un niveau plus bas le fleuve sera parfois haché de rapides où apparaissent lors les roches du lit, schiste ou granite, ainsi les rapides de la Comoé au sud d’Aniassué, les rapides de la Bia vers Aboisso, ceux du Bandama au sud de Tiassalé. Parfois encore, le fleuve est coupé de véritables chutes comme celles de la Sassandra à Soubré ou celle du Bandama vers Taabo.

 

Conséquence, également, du manque de relief, sauf en de rares endroits, on ne rencontre guère de vallées encaissées. En quelque section courte, le fleuve peut se resserrer pour forcer un passage : ainsi, la Comoé franchit un petit défilé vers Malamalasso, ainsi l’étranglement du Bandama dans le pays Yaouré, a-t-il été choisi comme site du grand barrage régulateur de Kossou. Au nord, surtout, le lit est extrêmement large et, en période des pluies, la crue s’étale sur une large plaine d’inondation enrichissant les eaux en matières organiques et créant ainsi des conditions favorables au développement des poissons.

 

Enfin, si au sud la lame miroitante de fleuves griffe d’une traînée brillante la masse sombre et ondulante de la forêt, les cours d’eau du nord de la Côte d’Ivoire sont surtout marqués par la ligne épaisse des forêts-galeries, soulignant chaque talweg et fragmentant le paysage de savane en de gigantesques mailles.

Compte tenu de toutes ces remarques, nous pouvons dégager 4 grands types de régimes hydrologiques.

-          Le régime équatorial de transition observé par la partie méridionale de la Côte d’Ivoire au sud d’une ligne Soubré- Toumodi- Abengourou. On distingue deux périodes de hautes eaux correspondant sensiblement aux deux sisons des pluies. De décembre à avril, la baisse des eaux est spectaculaire mais l’écoulement subsiste. La petite saison sèche est marquée par une profonde indentation mais elle est brève.

-          Le régime tropical de transition couvre la partie septentrionale du pays au Nord d’une ligne Touba-Ferkessédougou-Bondougou ; l’hydrogramme ne comporte qu’un seul pic correspondant à la seule saison des pluies ais le maximum est légèrement décalé par rapport au démarrage effectif des averses en juillet.

-          Le régime équatorial de transition atténué recouvre la zone intermédiaire entre les deux précédentes. Il est marqué par deux pointes de hautes eaux annoncées par une petite montée des eaux au moment des orages de l’installation de la saison des pluies en mai. Cependant, généralement le pic de septembre- octobre est plus marqué que celui de juin- juillet et le crochet de la petite saison sèche est peu profond.

-          Le régime montagnard intéresse exclusivement les cours d’eau de la région de Man-Danané. Ici, la petite saison sèche est pratiquement supprimée. Les hautes eaux durent de mai à octobre et les variations inter mensuelles sont importantes. Toutefois, c’est l’allure de torrents des rivières dévalent du massif Nimba ou du massif de Man qui confère de la manière la plus authentique le caractère montagnard aux cours d’eaux de ce type- là.

Les cours d’eaux étant des organismes complexes, leur classification repose avant tout sur leur importance et sur leur apparence à un bassin. Aussi les rassembles- t- on en 4 groupes :

-          Les 4 fleuves principaux de direction générale Sud ; de l’Ouest à l’Est le Cavally, le Sassandra, le Bandama, le Comoé.

-          Les petits fleuves côtiers Néro, San Pedro, Boubo, Go, Agnéby, etc… le plus puissant de tous étant la Bia.

-          Les affluents de la Volta Noire ; seul le Koulda possède un écoulement pérenne.

-         Les affluents du Niger , de direction Sud-Nord, drainant le coin Nord -Ouest du pays : Baoulé, Bagoué, Gbouhala.La ligne du partage des eaux entre bassin et bassin du Niger passe grossiérement à la latitude d'Odienné.

 

Les appareils majeurs

 

Le Cavally prend sa source en Guinée vers 600 mètre d’altitude, puis il sert de frontière avec le Libéria.

Le Bandama est le seul fleuve ayant son bassin situé en Côte d’Ivoire. Il est grossi de deux affluents. Le Marahoué ou Bandama rouge et le N’zi. Coupé de rapides au Sud de Tiassalé, son utilisation par la navigation s’en trouve réduite. Il se jette dans la lagune de Grand- Lahou.

La Comoé prend sa source dans les plateaux gréseux de la Haute- Volta vers Banfora. Après avoir franchi les escarpements gréseux par de magnifiques cascades, il va rapidement s’assagir en Côte d’Ivoire. Marquant la limite Ouest de la réserve de Bouna, il s’enfonce peu à peu vers le Sud sans recevoir d’affluents important ce qui explique l’étroitesse de son bassin. Au Sud d’Aniassué, il va avoir un tour plus tourmenté avec rapides et multiples sinuosités. Enfin, il se mêle aux eaux des lagunes avant de se déverser dans l’océan en perçant le cordon littoral à Grand-Bassam.

Le Sassandra prend sa source en Guinée près de Beyla. Coulant d’Ouest en Est, elle va décrire un coude de 90° pour descendre plein Sud à l’endroit où elle reçoit, venant du Nord son premier affluent, le Tiemba. Par la suite elle recevra deux affluents de rive droite, le Bafing et le N’zo et 2 affluents de rive gauche, le Lobo et le Davo.

Le climat de la Côte d'Ivoire

Palais présidentiel

Compris entre 4°20 et 10°5 de l’altitude nord, la Côte d’Ivoire qui appartient aux climats chauds de la zone intertropical, fait transition entre les climats équatoriaux et les climats tropicaux. Au-delà d’une grande uniformité thermique (moyennes annuelles 26 à 27°), la pluviométrie (1000 à 2300mm) et surtout la répartition des pluies permettent de définir des régions climatiques.

 

Alors que les fortes températures auxquelles la Côte d’Ivoire est soumise s’expliquent essentiellement par sa position en latitude, le rythme pluviométrique qu’elle subit résulte de la répartition des terres et des océans.

Au sud s’étend une masse d’air humide, de secteur s-w, d’origine maritime que l’on appelle communément «mousson» et qui correspond à l’Alysée de l’hémisphère austral dévié sur la droite après passage de l’équateur. Au nord se développe une masse d‘air continental sec de secteur N-E : l’Alysée de l’hémisphère boréal.

 

Ces deux masses d’air se rencontrant dans une zone de convergence intertropicale. Ces masses d’air se déplacent sous l’effet des gradients de pression. Le moteur essentiel des mécanismes est la dépression thermique saharienne située entre l’anticyclone des Açores et la cellule anticyclonique libyenne. De juillet à septembre, la dépression remonte vers le nord, elle crée un appel de «mousson». Inversement, de décembre à février, quand elle descend vers le sud, le F.I.T. et la masse d’air océanique sont repoussés vers l’équateur.

 

La Côte d’Ivoire est donc envahie alternativement par des masses d’air continental ou maritime, sec ou humide.

La zone A, zone anticyclonique continentale où souffle l’Alysée boréal ou harmattan détermine un temps beau et sec.

La masse d’air humide est divisée en quatre zones : B, C, E, qui suivent le déplacement du F.I.T. En B l’air maritime pénètre comme un coin sous l’air boréal. Quelques nuages se forment sous le front mais le temps reste beau. En C, l’épaisseur de la masse d’air humide est considérable. La saison des pluies est annoncée par des orages isolés, des lignes de grain appelées improprement «tornade». En D, c’est l’installation de la saison des pluies, pluies qui durent plusieurs mois. La zone E est responsable d’une petite saison sèche en basse Côte d’Ivoire.

Cette succession B, C, D, E. correspond à la monté du F.I.T. vers le nord, la zone E ne dépassant que rarement la latitude de Bouaké. A partir de septembre, la masse d’air humide redescend et il arrive exceptionnellement que l’ensemble la Côte d’Ivoire vers janvier ou février se situe dans la zone A, sous régime d’harmattan.

  

Quelques types de temps

 

Saison sèche, régime d’harmattan (zone A) janvier à Ferkessédougou

La visibilité est réduite par une brume sèche qui persiste toute la journée. La température basse la nuit (12°) augmente régulièrement la matinée et vers midi atteint 35°. L’amplitude thermique est de 20 à 23°. Dans le même temps, l’humidité relative qui la nuit était de 70 % tombe à 25 %.

 

 Saison sèche sans harmattan (zone B) début mars à Bouaké

Le matin est caractérisé par des brouillards qui se dissipent vers 9h. La nuit est chaude (22°). Vers midi la température s’élève à 33°. L’amplitude thermique est encore élevée (11°). L’humidité relative reste forte malgré une chute vers midi (valeur moyenne 66 %).

 

Installation de la saison des pluies (zone C) fin mars Abidjan

La journée est pénible (moyenne de température 29° et d’humidité relative 85 %). La nuit la température ne descend pas au-dessous de 26°. Le ciel est couvert de cumulus et de stratocumulus qui évoluent en cumulonimbus. La «tornade» éclate en fin de fin de journée sans apporter d’amélioration à l’inconfort. Vers 23h, le ciel est dégagé.

 

Saison des pluies (zone D) fin mai à Abidjan

La température n’a guère varié dans la journée : 27 à 29°. L’humidité reste forte (85 %). Au petit matin, des cumulonimbus et des petits cumulus remplacent les stratocumulus qui se sont installés dans la nuit. Vers 6h la pluie commence ; elle se prolonge jusqu’à midi. Le ciel reste couvert dans l’après midi. Les pluies reprennent vers minuit.

 

Petite saison sèche (zone E) fin août à Abidjan

La température assez basse la nuit ne dépasse pas 25° au milieu de la journée. L’humidité relative forte la nuit (100 %) est tombée à 82 %vers midi. Les brouillards persistent jusqu’à 8h, parfois plus. Le ciel reste couvert la majeure partie de la journée par des nuages stratiformes et des altocumulus.

 

Les régions climatiques en Côte d’Ivoire

Il est possible de définir un certain nombre de régions climatiques en Côte d’Ivoire en fonction des degrés d’influence respective des masses d’air continental et maritime. A cet élément de différenciation s’ajoute les facteurs orographiques (orientation de la côte relief).

Le sud forestier est caractérisé par l’existence de quatre saisons :

-          Décembre-avril, saison sèche (zone B) et exceptionnellement A ;

-          Avril-juillet, grande saison des pluies, montée vers le nord des zones C et D ;

-          Août-septembre, petite saison sèche, zone E ;

-          Octobre-novembre, petite saison des pluies ; descente vers le sud des zones C et D.

Les variations thermiques sont très faibles : variation annuelle de la température moyenne 3°C (24 à 27°), variations mensuelle et journalière moyenne 4 à 7°. L’humidité reste toujours élevée (moyenne supérieure à 80 %) et l’harmattan ne se fait sentir que quelques jours par an.  Le total pluviométrique est variable. De 2.100 mm à Abidjan, il atteint 2.500 mm à Tabou : les vents de mousson du S.W. engendrent de fortes précipitations.

 

Le centre est caractérisé par une faible pluviométrie (1100 mm à Bouaké). On note encore deux maxima pluviométrique assez équilibrés (juin et septembre) mais juillet et août reçoivent chacun plus de 100 mm d’eau : il n’y a pas de petite saison sèche. La grande saison sèche qui dure 4 à 5 mois est caractérisée par un régime d’harmattan (installation de la zone A) de décembre à février. Les températures moyennes ne sont pas très modifiées, mais les amplitudes thermiques journalières sont plus fortes que dans le sud (12 à 13°).

 

Le nord est soumis à un régime à une seule saison des pluies (succession dans l’année des zones A – B – C – D – C - B). La saison des pluies s’installe d’avril à octobre avec un maximum en août. Les précipitations sont plus abondantes à l’ouest (1600 mm à Odienné relief élevé 500-800m) qu’à l’Est (100 mm à Bouna, les chaînes N-S arrêtant les précipitations). Hors de la saison des pluies l’humidité relative est basse (moins de 50 %). Il en résulte une amplitude thermique qui atteint 20°. Les minima absolus descendent à 8°. En période d’harmattan (novembre à mi-février), malgré la brume sèche le ciel est sans nuage (225h d’insolation à Odienné). Vers le début de mars la région est occupée par la zone B. c’est la période des plus fortes chaleurs avec des maxima qui montent à 40°. En avril, les heures d’insolation et les températures diminuent avec l’apparition des premières pluies.

 

L’Ouest montagneux se caractérise par une saison humide de 9 mois avec un maximum en septembre. L’altitude est responsable de l’importance des précipitations (1600 mm à Man, 2300mm à Danané) et d’une baisse des températures (moyenne annuelle 25° à Man avec des minima journaliers de 8° en janvier). La saison sèche courte (novembre, décembre, janvier) est bien marquée : l’harmattan persiste pendant un mois et demi environ.

 

Ainsi, malgré une relative uniformité thermique dans l’espace comme dans le temps, il est possible de distinguer des régions climatiques s’opposant par leur régime pluviométrique autant que par le degré d’influence qu’exercent sur elles les masses d’air sec, issues du       nord-est

Le Relief de la Côte d'Ivoire.

Palais présidentiel

Territoire en forme de quadrilatère, la Côte d'Ivoire se situe entre le 4° et le 10° de latitude nord, et le 8° et le 9° de longitude ouest. Située en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire est limitée au Nord par le Mali et le Burkina-Faso, à l’Ouest par la Guinée et le Libéria, à l’Est par le Ghana et possède une belle ouverture sur la mer avec le golfe de Guinée qui constitue sa frontière sud sur plus de 500 km. Sa superficie est de 322.462 km².

 

Le Relief

A qui la survole, la Côte d’Ivoire apparaît comme «le triomphe de l’horizontalité». Vastes espaces, surfaces planes, flats immenses caractérisent ce vieux socle raboté par une longue histoire. Au-delà de cette apparente monotonie, des accidents verticaux cassent l’horizon ou dessinent des lignes rigides. Mais rares et inattendus, ce n’est qu’exceptionnellement qu’ils définissent ou cloisonnent des unités régionales toujours difficiles à cerner.

 

Répartition des reliefs

 

La tombée de la Dorsale Guinéenne

Le bourrelet des Hautes Terres de la Dorsale Guinéenne pénètre dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, ensembles de hauts et moyens cristallins et métamorphiques, tronqués par l’érosion qui a laissé en saillie les éléments les plus résistants. Au Sud-ouest, le Mont Nimba avec 1750 m est le plus culminant de la Côte d’Ivoire. C’est une très haute muraille moulée sur des quartzites que l’érosion a dégagé des gneiss et des granites. A l’Est du mont Nimba, le massif de Man est constitué des Monts des Dan à l’Ouest et des Monts du Toura, à l’est. Ce sont de lourdes croupes comprises entre 1100 et 1200 m, des vallées montagnardes, parfois des faces rocheuses déchiquetées, telle la Dent de Man. Massif cristallin, il doit son originalité à la résistance du granite à hypersthène mais aussi à des épisodes tectoniques assez récents. Vers Touba, plus au Nord, une succession de hautes buttes (800 à 1000 m), tabulaires sont surmontées de cuirasses ferrugineuses sur un tréfonds doléritique.

Au Nord de la Ferédougouba, la retombée de la Dorsale Guinéenne se fait par un vaste plateau à 400-500 m, lanière en glacis cuirassés parfois dominés de reliefs résiduels (massif du Denguelé, Foula kourou). C’est ici que se fait le partage des eaux entre drainage nigérien et drainage atlantique. On passe ensuite vers l’Est à un ensemble plus diversité où les inselbergs granitiques forment l’ossature du paysage. Le relief est ordonné en trois guirlandes de dômes rocheux S S W – N N E (Tiémé, Séguélo, Boundiali).

 

Les plaines et les plateaux

Ailleurs, plaines et plateaux forment l’essentiel du relief. Les dômes de roches nues, les buttes, les chaînes de collines sont des éléments mineurs du paysage. D’est en ouest la différentiation est lithologique : là essentiellement les schistes, là les granites. Du Nord au Sud elle est géomorphologique : au Nord du glacis cuirassés, dans le Sud forestier des croupes molles.

Vers le centre de la Côte d’Ivoire, entre schistes et granites, s’aligne une longue série de reliefs de 300 m au Sud à 600 m au Nord. Ce sont du Nord au Sud les Monts Yaouré, Gorohoui et Nangbion qui combinent les formes tabulaires sur roches vertes aux arêtes quartzitiques, les rides et les collines de la «chaîne baoulé» disposée sur un matériel schisteux avec des passées de roches vertes et de quartzites, les buttes cuirassées des monts Kokoumbo et des collines de Hiré.

Au Nord-ouest de cette dorsale, les glacis s’étendent vers 300-400 m, surmontés lorsqu’ils se développent dans les granites, de buttes résiduelles, (champs d’inselbergs de Korhogo, Mont Niangbo), ou déprimés par rapport aux granites et empruntés par les grands axes fluviaux (Bagoé, Bandama) lorsqu’ils correspondent aux écharpes schisteuses. Au Sud-ouest, les plateaux s’abaissent jusqu’à 200 m, accidentés de reliefs résiduels qui, bien que rares sont remarquables par leur diversité : alignement des collines des Monts Fouimba et Goma dans les roches vertes, champs d’inselberges granitiques de Séguéla, massif granitique des monts Peko, Kahoué et Douan, monts Gao dans les vulcanites, les quartzites et les gneiss.

Au Nord- Est de l’axe baoulé, au-delà de la grande gouttière schisteuse empruntée par le comoé, un paysage de plateaux arénacés occupe les granites, parfois dominés par des barres rocheuses dans les roches vertes ou des quartzites : Mont de Tehini, Mont Boutourou. Plus au Sud, le massif de Bondoukou qui correspond à un ensemble complexe de granites, schistes et roches vertes porte des témoins remarquables d’anciens niveaux cuirassés.

Le Sud-est schisteux, sous le manteau forestier, se présente comme une succession monotone de bas plateaux qui vers le Sud se révoltent en lambeaux de glacis disséqués, plus ou moins cuirassés. Un seul accident notable interrompt les plateaux : les collines schisteuses de Bougouanou.

En dessous des 200 m d’altitude, la Côte d’Ivoire méridionale échappe à la vieille plate-forme africaine. C’est un ensemble flou de collines, de vallonnements, de plateaux mal élaborés. Partout, une épaisse couverture d’altérites et de sols empâte le relief dont la monotonie est accentuée encore par le couvert forestier. Le substratum géologique est ici déterminant : formes confuses, quasi-absence de réseau hydrographique organisé dans les granites, vallons et chevelu hydrographique dense et structuré dans les schistes. Les accidents sont rares : inselberges du mont Kedio et Nienokoué dansd l’Ouest, barres rocheuses d’Aboisso.

Au Sud du bas pays schisteux, un alignement de bas-plateaux correspond aux sédiments argilo-sableux tertiaires. Ces bas plateaux forment des surfaces horizontales qui surplombent parfois les schistes d’un rebord abrupt. Vers le Sud, ils dominent par une falaise souvent élevée et profondément incisée la plaine littorale et les lagunes.

Dans l’Ouest le socle granitique parvient jusqu’à la côte. C’est un paysage de bas-plateaux dans lesquels les fleuves côtiers s’ouvrent difficilement un passage.

Généralité

Palais présidentiel

La République de Côte d'Ivoire, est un pays d’Afrique de l'Ouest, membre de l’Union africaine.

D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au Nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’Ouest par le Liberia et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par l’océan Atlantique.


La population est estimée à 21 058 798 habitants en 2010. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le français et pour monnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO.
D’abord protectorat français en 1843 et devenu colonie française en 1893, le pays acquiert son indépendance le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République.


L’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région ouest-africaine.


En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970 et qui perdure, des périodes de turbulence aux plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. L’adoption d’une nouvelle constitution et l’organisation de l’élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, n’apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au déclenchement d’une crise politico-militaire le 19 septembre 2002.


Après plusieurs accords de paix, le pays s’engage le 4 mars 2007, dans un nouveau processus de sortie de crise fondé sur un accord politique conclu à Ouagadougou (Burkina Faso).


Cette présentation de la Côte d’Ivoire ne saurait être complète sans évoquer les cadres physique (à savoir : le Relief, les climats, les fleuves et la végétation.) et humain.

                                                                                                  

 

                                                                                                           DOCTEUR APHING-KOUASSI N'DRI GERMAIN

P AROLES FORTES

" Je me félicite de ce plébiscite, qui démontre que nos compatriotes approuvent notre vision pour la Côte d’Ivoire nouvelle. Merci pour le OUI."

SEM Alassane Ouattara

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