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Economie

À tous nos chefs d'entreprises qui ont investi leurs ressources, leurs énergies et leurs savoir-faire dans les différents secteurs d'activité de notre économie, je leur dirai tout simplement qu'ils ont bien fait d'espérer et de persévérer.


La tempête passée, nous allons redémarrer les affaires parce que nous avons plus que jamais besoin de vous, et parce que la Nation vous le doit bien.
Je m'adresse également à tous ceux qui envisagent d'investir en Côte d'Ivoire ainsi qu'aux salariés des entreprises, à tous ceux qui vivent directement ou indirectement des activités économiques générées par les entreprises, qui savent que sans eux, il n'y a ni économie, ni emploi, ni prospérité.

Nos objectifs et les grands axes de notre politique à court terme sont :

  • favoriser une concurrence saine et loyale entre les opérateurs économiques ;
  • agir efficacement sur les coûts des facteurs ;
  • appuyer toutes les initiatives visant l'implantation de nouvelles entreprises et l'amélioration des performances techniques, commerciales et organisationnelles de celles qui existent déjà ;
  • appuyer les restructurations nécessaires ;
  • appuyer les investisseurs : ceux déjà implantés et les nouveaux.


Nos objectifs et les grands axes de notre politique à moyen terme sont :

  • poursuivre l'action sur les coûts des facteurs ;
  • abaisser la fiscalité des entreprises au fur et à mesure de l'élargissement de son assiette ;
  • favoriser la diversification et la modernisation de notre économie.

 

AXES DE NOTRE POLITIQUE :


Protéger les entreprises contre la concurrence déloyale et toutes les formes d'insécurité et d'injustice

Nos principales mesures :

  • la construction d'une Justice indépendante, impartiale et efficace ;
  • la création de Tribunaux de Commerce ;
  • la sécurité effective des biens et des personnes ;
  • l'optimisation de la fiscalité ;
  • la lutte contre le dumping, les importations frauduleuses, la contrefaçon ;
  • la protection des inventions et des brevets.


Abaisser les coûts des facteurs

Nos principales mesures :

  • la réduction du prix de l'électricité, grâce à la mise en œuvre de clauses d'ajustement des prix contenus dans nos contrats d'achat de gaz naturel et à la construction d'un nouveau barrage hydroélectrique ;
  • la réduction des prix et l'amélioration de la qualité des services de télécommunications en veillant à l'instauration d'une réelle concurrence entre les opérateurs du secteur ;
  • la réduction du "prix de l'argent" et l'injection de ressources financières longues dans l'économie, en bonne intelligence avec les banques ;
  • la mobilisation des ressources extérieures bon marché mises à la disposition des entreprises par leur intermédiaire ;
  • la réduction des coûts de transport, en "nettoyant" nos routes des contrôles intempestifs, en améliorant le réseau routier et en aidant nos transporteurs à s'équiper en véhicules performants de grande capacité ;
  • la réduction des coûts "administratifs", par l'accès des contribuables aux formulaires par internet.
     

Appuyer l'amélioration de la maîtrise technique, commerciale et organisationnelle des entreprises

Sur demande des entreprises qui le souhaiteraient, il s'agira de:

  • échanger et résoudre les problèmes rencontrés par celles-ci : problèmes fonciers, divers contentieux ou différends avec des administrations ;
  • mobiliser une expertise de haut niveau capable de leur apporter des conseils stratégiques et opérationnels ;
  • appuyer les différentes opérations de restructuration décidées par les entreprises ;
  •  mettre à la disposition des entreprises notre nouveau dispositif de "diplomatie économique.


Mieux appuyer les investisseurs installés, mieux accueillir les nouveaux

Nous ferons du CEPICI un véritable guichet unique. Nous procéderons à un renforcement de ses moyens humains et matériels.
Nous le restructurerons pour en faire un outil au service des opérateurs économiques en particulier les PME/PMI.

Mieux faire fonctionner le secteur du commerce

Nous allons réactiver la Commission de la Concurrence. Nous la rebaptiserons "Commission de la Concurrence et de la lutte contre la vie chère", pour que son principal rôle soit clairement affiché ;Nous mettrons en place des campagnes d'information des consommateurs. Nous appuierons également les initiatives des associations de consommateurs, pour qu'elles jouent leur rôle de sensibilisation. Trop peu (4%) d'Ivoiriens se sont investis dans le commerce. C'est un problème auquel nous nous attaquerons en priorité. Nos actions seront multiples :

  • l'appui à la professionnalisation ;
  • la mise en place de lignes de crédits spécifiques permettant à travers les banques d'appuyer les créations d'activités nouvelles ou le développement des activités commerciales existantes ;
  • la création de nouveaux marchés en collaboration avec les collectivités décentralisées dont la gestion sera confiée au secteur privé pour améliorer le recouvrement des redevances et en assurer la maintenance.

 

QUELLE SERA NOTRE POLITIQUE GENERALE EN MATIERE D'EMPLOI ?

 

La création d'activités génératrices de revenus pour les Ivoiriens est l'objectif central de notre programme.

De nombreux projets se traduiront par la création de plus de 1 000 000 emplois permanents, dans les villes comme dans les zones rurales à travers:

  • Les Plans Riz et Anacarde; le Plan Habitat Social ; les programmes de développement d'infrastructures (mines, routes, barrages, écoles, centres de santé) et le Plan d'Aide à la Création d'Emplois Jeunes.
  • Notre politique en matière de droit du travail, de réglementation des salaires et de défense des intérêts des salariés.
  • Nous pensons nécessaire de moderniser le droit du travail, pour l'adapter aux réalités économiques du moment.
  • Il faut relancer l'économie, augmenter la richesse créée par les entreprises et ensuite la redistribuer. Je m'engage à ouvrir dès notre accession au pouvoir des discussions avec l'ensemble des partenaires sociaux  afin de mettre en
  • vigueur une augmentation modérée mais immédiate des salaires minimaux garantis.
  • Je m'engage également à faire ce qu'aucun gouvernement n'a jamais fait : revaloriser chaque année les salaires minimaux garantis en fonction du niveau de l'inflation, majoré d'un " petit coup de pouce " de l'ordre de 2% supplémentaires.
  • Nous allons revoir également le dispositif de placement des personnes à la recherche d'un emploi salarié. Les agences de placement publiques et privées seront redynamisées à cette fin


Faisons mieux connaître nos ressources touristiques

  • Le tourisme est un secteur dans lequel nous disposons de nombreux atouts : des sites et des paysages magnifiques, une grande richesse culturelle, une hospitalité naturelle, des hôtels et des restaurants pour toutes les bourses et pour tous les goûts.
  • Ces atouts, il est temps de les mettre pleinement en valeur.
  • Nous allons rapidement lancer un grand concours d'idées international. Nous décrirons dans un "catalogue" les principaux sites touristiques dont nous souhaitons la mise en valeur, et nous demanderons à des opérateurs touristiques de nous proposer des projets d'aménagement de ces sites. Nous sélectionnerons les auteurs des meilleures idées et conclurons avec eux des contrats de partenariat.

 

Notre objectif :

  • mettre en service, dans les 5 ans du mandat, 10 à 15 nouveaux réceptifs hôteliers de niveau international. Ces hôtels de haut standing permettront d'accueillir simultanément 2 000 à 3 000 touristes, soit sur une saison 50 000 à 75 000 touristes supplémentaires. Ils génèreront la création de plusieurs milliers d'emplois ;
  • favoriser la baisse des prix du transport aérien en incitant les opérateurs touristiques et les compagnies aériennes à mettre en place des partenariats. Nous inciterons les compagnies aériennes à bas coût à desservir la Côte d'Ivoire ;
  • transformer certains aéroports de l'intérieur en aéroports internationaux

Nous militerons pour l'instauration d'un visa touristique sous régional unique permettant d'effectuer des circuits sur plusieurs pays.

Nous développerons de nouvelles formes de tourisme : le tourisme de découverte de la nature ou des cultures, les séjours organisés chez l'habitant dans des conditions de vie totalement authentiques.

Nous inciterons les Ivoiriens eux-mêmes à faire du tourisme pour redécouvrir notre beau pays.

Nous procéderons à la réhabilitation de nos structures touristiques publiques.

Nous confierons leur rénovation et leur exploitation à des investisseurs privés capables de leur redonner vie et de les développer.
 

Agriculture

Passons à une nouvelle ère de notre agriculture.

Nous avons accumulé de nombreux retards, notre agriculture est gravement menacée. Il est grand temps de regarder les réalités en face et d'agir :

  • depuis la disparition de la Caisse de Stabilisation, la filière café-cacao va mal ;
  • nous sommes dépendants des importations de riz qui représentent plus de 50% de notre consommation.
  • En plus, nous payons maintenant le riz que nous consommons plus cher que si nous l'avions produit nous-mêmes.

Malgré sa promulgation la loi sur le foncier rural n'est pas encore appliquée. Les conflits fonciers perdurent et menacent la cohésion sociale :

la filière coton est déstabilisée et les producteurs sont livrés à eux-même la culture de l'anacarde a connue de graves déconvenues parce que la transformation n'a pas été développée et les paysans organisés pour bénéficier du fruit de leur labeur. Il est grand temps d'agir pour encourager les investissements humains, matériels et financiers indispensables à la modernisation de notre agriculture.

Qu'allons-nous faire concrètement ? Voici nos objectifs et notre programme d'actions dans les principales filières.

 

Nos objectifs :

  • assurer la sécurité alimentaire des Ivoiriens ;
  • procurer des revenus décents et réguliers à nos populations rurales ;
  • créer de milliers d’emplois permanents ;améliorer parallèlement les conditions de vie dans les zones rurales.


Pour atteindre ces objectifs, les grands axes de nos actions seront les suivants :

  • la modernisation ;
  • la maîtrise de l'eau ;
  • la relance de la recherche agronomique ;l'amélioration générale de la compétitivité des filières agricoles ;
  • le développement sur des bases entièrement nouvelles des mouvements coopératifs ;
  • le soutien au développement de politiques agricoles communes dans la sous-région ;
  • le développement massif de la micro-finance dans les zones rurales et la mise à disposition de lignes de crédits de 100 milliards de Francs CFA sur 5 ans
  • l'intervention massive de l'État en matière d'investissement, notamment la construction d'infrastructures socio-économiques en milieu rural ;
  • le recours aux compétences du secteur privé.
     

Notre conception du rôle de l'État dans le secteur de l'agriculture

Pour les filières dites organisées où les différents acteurs s'entendent sur l'essentiel, l'État se concentrera sur ses missions de base de régulation, d'incitation et de correction des inégalités.
 

Pour les filières dans lesquelles des déséquilibres graves apparaissent et perdurent, l'État, représentant de la collectivité, s'impliquera pour assurer la protection des plus faibles.

 

QU'ALLONS NOUS FAIRE CONCRETEMENT ?
 

Filière CACAO

Nous créerons une structure publique investie d'une prérogative d'État ; elle sera notamment la seule à organiser la gestion de la filière.
Nous réinstaurerons un prix minimum d'achat bord champ garanti que tous les acheteurs seront tenus de respecter sur toute l'étendue du territoire. Tout manquement sera sévèrement sanctionné.

Quelle que soit la situation du marché, le prix garanti aux producteurs ne sera jamais inférieur à la moitié du prix de vente international.

Dès la première campagne qui suivra notre accession au pouvoir, nous limiterons l'ensemble des prélèvements fiscaux revenant à l'État à 25 % du prix international (Droit Unique de Sortie et Taxe d'Enregistrement).

Nous proposerons aux producteurs de maintenir un prélèvement mutualisé permettant de financer des actions de modernisation de leurs outils de production et d'amélioration de leur cadre de vie (routes, pistes rurales,santé, école, eau potable…). La gestion de ces ressources sera bien sûr contrôlée :

  • des comités associant des représentants élus des producteurs, les collectivités décentralisées et l'État choisiront les projets à réaliser auxquels ces ressources seront affectées ;
  • ces projets seront réalisés par des structures privées choisies après mise en concurrence, sous le contrôle de l'État et des représentants élus des producteurs.

Enfin, nous organiserons des élections libres et transparentes qui permettront de désigner les représentants des producteurs.

 

Filière COTON

La défense des intérêts des producteurs sera notre première priorité. L'État définira une organisation collectivement efficace, "protégeant les petits" tout en traitant loyalement les autres.  Comment allons-nous procéder concrètement ?

La commercialisation du coton sera assurée par une structure publique investie d'une prérogative d'État, elle sera la seule à gérer la filière, en relation étroite avec les professionnels.
 

Comme pour le café et le cacao, nous allons réinstaurer un prix minimum d'achat bord champ garanti sur toute l'étendue du territoire.
 

Nous mettrons en place immédiatement un plan de sauvetage de la filière et y injecterons les financements nécessaires ; ce plan comprendra notamment :

  • l'État apurera les dettes dues aux producteurs de coton et aux fournisseurs d'intrants par les sociétés défaillantes ou en liquidation ;
  • les sociétés intervenant dans la filière qui le nécessitent seront restructurées.

Nous mettrons en place un système de subvention de la culture du coton permettant d'assurer un revenu décent aux producteurs.

Parallèlement, nous lancerons un programme de subvention au passage à la culture attelée du coton, nettement plus rentable que la culture manuelle.

L'État financera au moins 50% du coût d'acquisition des animaux de trait et des outils de travail de la terre.
 

Filière ANACARDE

Avec plus de 300 000 tonnes de noix brutes produites en 2008, nous sommes devenus le 1er producteur africain et le 2ème producteur mondial.

De nombreuses raisons militent en faveur d'un développement accéléré de cette filière et d'une implication forte de l'État :

  • d'abord, les plantations sont là, elles produisent déjà ou elles entrent en production ;
  • nous sommes bien placés sur le marché mondial : nos noix de cajou ont un goût recherché et elles répondent aux exigences de l'agriculture biologique ;
  • la transformation de 300 000 tonnes de noix brute par an créerait environ 100 000 emplois directs ; notre main-d'oeuvre, composée à 80% de femmes est performante. Procurons-lui les matériels, mettons-la au travail et ne laissons pas à d'autres le privilège de transformer notre matière première et d'encaisser la plus-value qui en découle.

Concrètement, voici ce que nous allons faire :

  • Intégrer l'anacarde dans le nouveau système de commercialisation du coton et de l'anacarde et instaurer un prix minimum d'achat bord champ garanti.
  • Mettre en place une large série d'incitations au développement de la transformation :
    • des lignes de crédit à faibles taux d'intérêt sous-distribuées par les banques et les organismes de micro-crédit pour financer les matériels d'usinage et les hangars de stockage ;
    • des incitations fiscales.
       

Filière  RIZ

Notre Plan Riz sera l'une des toutes premières priorités de notre programme de gouvernement. Nous n'hésiterons pas à y investir 100 à 150 milliards de FCFA par an.

Pour le premier grand volet de notre Plan Riz, nous allons développer sur toute l'étendue du territoire notre potentiel de production, en choisissant les méthodes qui seront les mieux adaptées aux potentialités pédologiques et climatiques des régions concernées :

  • l'État s'impliquera dans ces investissements, le plus souvent possible en partenariat avec le secteur privé (opérateurs techniques et banques) ;
  • des conventions seront passées de façon à garantir le respect des intérêts des exploitants individuels.

Pour le deuxième grand volet de notre Plan Riz, nous allons créer un stock de sécurité pour le riz et les autres denrées de première nécessité, pour assurer notre sécurité alimentaire.

 

Foncier rural

Pendant les 5 ans du mandat, nous allons procéder à la délimitation des terroirs de tous les villages de Côte d'Ivoire (ils sont environ 11 000). L'État prendra intégralement à sa charge les coûts correspondants.
 

Ensuite, nous délimiterons les parcelles, nous délivrerons les certificats fonciers et organiserons la mise en place des contrats et des baux agricoles sur la moitié du territoire rural (environ 12,5 millions d'hectares) représentant près des 3/4 des propriétaires.

Les coûts de ces opérations seront considérablement réduits du fait de la massification, sauf pour les propriétaires de petites parcelles qui bénéficieront de la gratuité intégrale.

Nous consacrerons 1 100 milliards de FCFA à la modernisation de notre agriculture.
 

Culture

Mettons en valeur notre patrimoine culturel et vivons de notre culture

Plus que jamais, nos jeunes ont besoin de se raccrocher aux ressources inépuisables de la culture. Ce n'est pas un hasard si la musique est aujourd'hui si vivante en Côte d'Ivoire et si elle "s'exporte" aussi bien. Elle donne à notre jeunesse l'énergie pour avancer.

Nous protégerons et nous mettrons en valeur notre culture, ou plutôt nos cultures, si riches et si variées.

Nous réaliserons une Grande Bibliothèque Virtuelle des Arts et des Cultures de la Côte d'Ivoire.

Nous enregistrerons sur support vidéo et audio les éléments les plus significatifs du patrimoine culturel ivoirien : vestiges archéologiques et historiques, sites et monuments classés, sculptures, peintures, objets d'art de tous types, livres anciens, contes traditionnels, théâtre, musiques et danses,…

Ces enregistrements seront ensuite structurés dans une base de données accessible par internet. Cette vitrine numérique donnera envie au monde entier de mieux connaître la Côte d'Ivoire ; elle permettra également à nombre d'Ivoiriens de découvrir ou de redécouvrir les trésors dont elle regorge.

Nous demanderons le concours des bailleurs de fonds traditionnels et du  Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l'UNESCO.

Plusieurs centaines d'emplois qualifiés seront ainsi créés dans les disciplines techniques (numérisation, gestion de site internet…), scientifiques et culturelles (histoire, géographie, arts,…).

Nos langues traditionnelles sont menacées. Nous redynamiserons les émissions radiophoniques et télévisées en langues nationales. Nous assurerons la promotion du théâtre en langues nationales.

Nous procèderons à la réhabilitation des équipements culturels publics en mauvais état et en construirons de nouveaux pour corriger les inégalités territoriales les plus aiguës.

Nous réaménagerons nos musées, pour en faire notamment des "produits d'appel" de voyages touristiques.

Nous introduirons des objectifs culturels et éducatifs dans les cahiers des charges des radios et des télévisions. Les télévisions publiques seront dotées de budgets spécifiques pour réaliser des programmes de qualité internationale mettant en valeur les cultures ivoiriennes.

Nous amplifierons la lutte contre la piraterie de façon concertée avec le Bureau Ivoirien des Droits d'Auteur (BURIDA). Les sanctions seront renforcées.
 

Décentralisation

Reprenons en profondeur le processus de décentralisation
 

Décentraliser aussi rapidement que possible et dans l'ordre, oui. Décentraliser comme cela est fait depuis près de 10 ans dans la confusion et souvent dans l'incohérence, certainement pas.
C'est pourquoi nous allons reprendre en profondeur le processus de décentralisation en commençant d'abord par sa préparation.
 

QUELQUES GRANDS PRINCIPES  :


Oui à la communalisation complète du territoire mais non à l'équation : "un village, une commune". Les communes trop petites ainsi créées ne seraient pas viables, la cohésion sociale locale risquerait d'être rompue. Privilégions la logique de communes composée de plusieurs villages, parmi lesquels un village-centre aura une vocation de chef-lieu reconnue par tous. Le nombre final de communes ne devrait pas excéder, dans ces conditions, 3 000.

Au niveau des sous-préfectures, des départements et des régions, seule la loi fera évoluer la carte administrative sur la base de critères équitables et précis.
Nous supprimerons les Districts. Abidjan et Yamoussoukro, à l'image des autres  villes à créer, seront dirigées par des conseillers municipaux élus.

Pour chaque collectivité locale, des responsabilités claires ;

Selon les textes actuels, les mêmes responsabilités sont souvent partagées entre les communes, les départements et les régions. Cela n'a souvent aucun sens sur le plan technique (la gestion du cadastre rural par exemple) et conduit à une dilution des responsabilités qui nuit à l'efficacité globale. Nous remettrons de l'ordre dans tout cela.
 

Quelques grandes mesures :

  • nous allons tout d'abord établir un véritable plan opérationnel de décentralisation ;
  • nous commencerons par revoir les décrets relatifs au transfert et à la répartition des compétences de l'État aux collectivités territoriales ;
  • nous définirons les organisations-types des différentes collectivités territoriales ainsi que les budgets qui leur permettront de faire face à leurs responsabilités. Nous le ferons sur la base de critères équitables et précis : population, superficie, degré d'équipement, éventuels retards àrattraper, etc.
  • nous concevrons des systèmes de financement pérennes et prévisibles permettant aux collectivités territoriales de faire face à ces budgets et de pratiquer une saine gestion ;
  • nous organiserons les transferts des moyens humains selon des modalités garantissant les intérêts des fonctionnaires concernés. Il s'agira de préciser les conditions d'emploi et de déroulement des carrières des agents des collectivités territoriales. Nous établirons les conditions de leur contrat et le déroulement de leurs carrières en concertation avec leurs syndicats ;
  • nous organiserons également le transfert des moyens matériels nécessaires : locaux, véhicules, matériels informatiques, etc. ;
  • nous créerons une Agence Nationale d'Assistance-Conseil et de contrôle des opérations des collectivités territoriales dont le rôle consistera à apporter un soutien technique aux collectivités territoriales.

 

Elle constituera un outil technique au service d'équipes techniques. Les débats politiciens n'y seront naturellement pas de mise. Il s'agira aussi de contrôler leurs activités pour le compte de la tutelle, et notamment la façon dont est dépensé l'argent public.

Nous allons faire revivre le Fonds de Prêts aux Collectivités Locales :

  • Les Communes, les villes, les départements et les régions pourront s'adresser à ce Fonds pour financer rapidement et simplement leurs développements : marchés, gares routières, morgues, hôtels de ville… Aux collectivités de présenter de bons projets !
     

Nous envisagerons, dans un deuxième temps, une fois rôdé le mécanisme et prouvée la maturité du comportement des acteurs, la transformation du Fonds de Prêts aux Collectivités Territoriales en une véritable Banque de Développement des Collectivités Territoriales.

Pour accompagner cette nouvelle politique, l'État entreprendra un vaste programme de rattrapage des très importants retards accumulés en matière  d'infrastructures et d'équipements collectifs, notamment sociaux :

  • nous construirons des écoles, des collèges, des lycées, des dispensaires, des hôpitaux, (l'État n'en a presque plus construit depuis 1993, alors que la population a cru en moyenne de 3,8% par an) ;
  • nous mettrons en place un vaste plan de sauvetage d'urgence de notre réseau routier.

 

JUSTICE

Dotons-nous d'une justice indépendante, impartiale et efficace
 

La Justice de notre pays est devenue un océan de laisser-aller général au milieu duquel certains "îlots de résistance" occupés par des magistrats et professionnels consciencieux résistent tant bien que mal. Or, plus que jamais,nous avons besoin d'une justice indépendante, impartiale et efficace au service des citoyens et des entreprises.

Pour commencer, afin de clarifier le pouvoir des différents acteurs, nous éliminerons les contradictions qui ont été introduites dans la Constitution de 2000 : les magistrats "du Parquet" seront à nouveau placés sous l'autorité du Ministre de la Justice ; le Ministre de la Justice réintégrera le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Le statut de la magistrature sera adapté aux réalités des méthodes de travail modernes. La Justice devra s'engager sur des délais de traitement de toutes les affaires qui lui seront soumises. Ainsi, un extrait de casier judiciaire ou un certificat de nationalité devra être obtenu en moins de deux jours. Nous veillerons à introduire une nouvelle culture de la relation entre la Justice et les justiciables.

Les demandes des documents les plus simples pourront être adressées par internet. Les documents établis seront envoyés par la même voie. Et bien sûr, la délivrance de ces actes redeviendra strictement gratuite au niveau des droits de timbres. Beaucoup de démarches et de déplacements inutiles seront ainsi évités.

Nous mènerons une lutte drastique contre la corruption. Nous n'hésiterons pas à radier les personnels de justice corrompus.

Les tribunaux seront bien sûr débarrassés des "margouillats" et autres intermédiaires aussi coûteux que douteux.

La Justice aura besoin de moyens pour fonctionner. C'est pourquoi nous mettrons en place un programme prioritaire dans les cinq ans du mandat : la "carte judiciaire 2015". Il comprendra:

  • la modernisation de l'ensemble des services judiciaires ;
  • la rénovation de l'ensemble des tribunaux existants ;
  • la construction de 15 tribunaux de 1ère instance, de 12 nouvelles sections, de 13 maisons d'arrêt et de correction et de 2 tribunaux de commerce (Abidjan et Bouaké) ;
  • la construction d'un nouveau palais de justice plus grand et plus fonctionnel pour abriter le tribunal de 1ère instance d'Abidjan et l'affection des locaux de l'actuel Palais de Justice d'Abidjan à la Cour d'Appel d'Abidjan ;
  • la construction d'une école de la magistrature et des professions libérales qui formera au droit mais également au monde des affaires, de manière à ce que les juges aient une bonne connaissance de son fonctionnement.

Tous les moyens logistiques nécessaires seront mis à disposition des personnels de justice : bureaux, matériels et logiciels informatiques, véhicules de service, consommables, etc.

Nous mettrons en place avant fin 2012 une base documentaire sur la Justice qui rassemblera tous les textes et éléments de jurisprudence utiles. Elle sera accessible simplement et gratuitement par internet.

Ces investissements et ces réformes permettront :

  • d'améliorer la qualité et la rapidité du traitement des contentieux ;
  • de traiter les prisonniers de façon humaine ;
  • de former des magistrats compétents qui ont une bonne connaissance du droit et particulièrement du droit des affaires.

Au total, nous consacrerons 225 milliards de FCFA au développement de la Justice.

P AROLES FORTES

" Je me félicite de ce plébiscite, qui démontre que nos compatriotes approuvent notre vision pour la Côte d’Ivoire nouvelle. Merci pour le OUI."

SEM Alassane Ouattara

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