Économie

Au cours de ces quatre dernières années, nous avons relancé notre croissance économique en améliorant le climat des affaires, en incitant l’investissement privé, en restaurant la confiance des investisseurs tant nationaux qu’internationaux et en remettant à niveau nos infrastructures. Ceci nous a permis depuis 2012 d’enregistrer une croissance économique moyenne de plus de 9%, l’une des plus fortes croissances économiques au monde. Nous avons commencé à accélérer la création de valeur ajoutée nationale en incitant à plus de transformation dans le secteur agricole. Nous nous devons dans les années à venir d’accélérer la transformation de notre économie afin que cette dernière génère plus de valeur ajoutée sur le territoire national grâce à l’amélioration qualitative de nos produits, à l’amélioration de nos infrastructures et la création de zones industrielles décentralisées, à une plus grande transformation de nos produits agricoles, au développement d’industries manufacturières et de services, au développement
des PME, à la transformation du secteur artisanal et au meilleur financement de notre économie.

1. L’amélioration qualitative de nos produits

Dans un monde de plus en plus compétitif, il nous est indispensable de nous différencier afin d’aspirer à être parmi les meilleurs. Nos produits doivent être synonymes de qualité et nous allons développer les produits « Made in Côte d’Ivoire ».

Mesures clés :

  • collaboration avec le secteur privé dans le domaine agricole afin d’améliorer les variétés et semences ;
  • accélération de la formation des planteurs aux meilleurs techniques agricoles.

2. L’expansion des infrastructures et zones industrielles

Avec la forte croissance économique déjà enregistrée et à venir, les infrastructures et zones industrielles pourraient devenir un facteur bloquant si nous n’arrivons pas à les développer rapidement. Pour ce faire, il va nous falloir offrir aux opérateurs économiques désireux d’investir dans notre pays, des terrains juridiquement et techniquement aptes à recevoir leurs installations, mais aussi un vaste et dense réseau d’infrastructures permettant d’apporter à leurs activités l’eau, l’énergie et les routes permettant l’acheminement de leurs matières premières et la distribution de leur production.

Mesures clés :

  • mise en place d’un schéma directeur des routes permettant de poursuivre le développement du réseau tout en sauvegardant
    l’actuel ;
  • sécurisation budgétaire du schéma directeur des routes pour son exécution ;
  • finalisation de l’aménagement de 200 hectares de zone industrielle au PK 24 de l’Autoroute du Nord en partenariat avec le
    secteur privé ;
  • accroissement de la capacité et amélioration de la compétitivité des ports d’Abidjan et de San-Pédro ;
  • réhabilitation des zones industrielles d’Abidjan (Yopougon, Koumassi et Vridi) et de San-Pédro ;
  • mise en place du cadre réglementaire sur les zones économiques spéciales / franches ;
  • mise en place de zones économiques spéciales notamment sur San-Pédro, Bouaké et Korhogo ;
  • réhabilitation de notre réseau ferroviaire pour le transport de marchandises ;
  • soutien au développement des activités d’Air Côte d’Ivoire afin de positionner Abidjan comme le hub économique de la sous-région et de poursuivre l’amélioration de la mobilité intérieure.

3. La modernisation des secteurs traditionnels

Nous voulons faire passer nos secteurs traditionnels informels (agriculture, artisanat) dans le secteur formel afin de leur faciliter l’accès au financement, aux techniques et technologies modernes, pour un meilleur rendement. L’enjeu est d’accroitre leur productivité, augmenter leur valeur ajoutée et mettre aux standards mondiaux leurs produits afin d’accroitre les revenus des agriculteurs et artisans. Au niveau des cultures d’exportation, nous allons continuer à accroitre notre production en améliorant les rendements et accroitre la transformation des produits encore trop souvent aujourd’hui exportés à l’état brut.

Mesures clés au niveau de l’agriculture et de l’élevage :

  • accélération de la mise en oeuvre de la loi foncière (délimitation des terroirs et délivrance des certificats fonciers) ;
  • renforcement du professionnalisme dans le secteur agricole par la formation et la qualification des acteurs ;
  • apport d’assistance technique aux paysans afin de les regrouper en coopératives, d’améliorer leurs techniques de production (optimisation de l’utilisation des intrants, maîtrise du stockage, …) ;
  • développement de la transformation des produits vivriers en vue d’accroitre leur valeur ajoutée et de mieux intégrer cette agriculture au secteur de la grande distribution ;
  • accélération de la construction des marchés de gros et de détail ;
  • développement de la transformation locale des produits agricoles primaires (cacao, anacarde, etc.) ;
  • développer l’activité d’élevage (bovins…) et faciliter son intégration dans la chaîne de la grande distribution.

Mesures clés au niveau de l’artisanat :

  • construction de zones artisanales dans certains quartiers afin d’y installer les artisans et les inciter à entrer dans le secteur formel ;
  • soutien à l’accès au financement des artisans en partenariat avec les institutions
    de microcrédit.

4. La réforme du système financier

Notre secteur financier a été fortement impacté par les années de crise. Nous avons, dans le cadre de mon premier mandat, élaboré une stratégie de restructuration de ce secteur afin d’en assurer la viabilité à long terme. Un système financier solide et accessible est le socle d’un financement continu de nos investissements, d’une croissance soutenue et de la transformation structurelle de notre économie qui nous permettra d’atteindre l’émergence. C’est pourquoi, la stabilité des institutions financières et le développement du marché des capitaux sont des priorités pour nous. L’accessibilité et l’inclusivité des services financiers sont une quête permanente pour offrir à tous nos concitoyens des produits financiers modernes. L’accès au marché des capitaux va, quant à lui, permettre à nos acteurs économiques d’accroitre leurs sources potentielles de financement.

Mesures clés :

  • finalisation de la mise en oeuvre de la stratégie de restructuration du secteur financier ;
  • développement d’un cadre réglementaire et fiscal spécifique pour le crédit-bail afin de faciliter l’accès au crédit des PME ;
  • adaptation des centrales de risque mises en place par la BCEAO aux besoins des banques ;
  • développement de l’épargne dont celui à long terme ;
  • développement du financement à long terme du secteur du logement ;
  • développement du secteur de la microfinance et de la micro-assurance par les TIC et la professionnalisation des opérateurs ;
  • accroissement des financements à moyen et long termes des banques commerciales pour une plus grande contribution à la
    croissance économique.

5. Le développement du secteur privé national

Nous voulons un secteur privé national fort, présent dans tous les secteurs et capable d’offrir des biens et des services de standards mondiaux. Un secteur privé national armé pour servir les besoins des populations nationales mais aussi sous-régionales.

Mesures clés :

  • développement de la culture entrepreneuriale et de l’innovation par la formation, le renforcement de capacités techniques et managériales des PME ;
  • facilitation de l’accès des PME aux financements et aux marchés publics ;
  • en partenariat avec le secteur privé, développement de champions nationaux dans les secteurs stratégiques de l’économie porteurs de croissance : le BTP, les TIC, les industries de transformation et les services financiers.

6. L’éclosion des nouveaux secteurs porteurs de croissance

La transformation de notre économie passe par l’accélération du développement de l’industrie manufacturière. Nous allons inciter le secteur privé à prendre une part active dans la création d’entreprises dans les secteurs à forts potentiels. Nous allons aussi continuer à développer notre expertise dans des secteurs clés tels que les mines, afin que la Côte d’Ivoire tire une part de plus en plus importante de ses revenus de ce secteur. Enfin, le secteur des TIC, en forte croissance et en mutation constante, va permettre à notre jeunesse innovatrice d’apporter une contribution au développement économique de notre pays.

Mesures clés au niveau des industries manufacturières :

  • développement des métiers de la tannerie ;
  • incitation à la première transformation du coton ;
  • développement de l’industrie du mobilier de bureau et de maison (y compris travail du bois) ;
  • soutien au développement de l’industrie des produits cosmétiques ;
  • développement de la production des produits pharmaceutiques (notamment les produits génériques).

Mesures clés au niveau des mines :

  • développement de la capacité de l’administration publique dans le secteur des mines ;
  • réalisation des investissements en infrastructures nécessaires au développement du secteur minier.

Mesures clés au niveau des Technologies de l’Information et des Communications (TIC) :

  • achèvement de la mise en oeuvre du programme Un citoyen, un ordinateur et une connexion Internet ;
  • mise en oeuvre du plan de développement du Village des ITIB ;
  • construction de 5 000 km de fibre optique ;
  • développement de cyber-centres communautaires ;
  • E-éducation (Interconnexion des Universités et Grandes écoles publiques et privés) ;
  • passage effectif à la Télévision Numérique Terrestre (TNT) et libéralisation de l’espace audiovisuel en vue de créer de nouvelles
    chaînes.

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